Lang’art, lieu de danse, lieu de vie

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Lang’art est un projet de l’association Danseur citoyens, une association qui propose de la formation professionnelle pour les danseurs tunisiens.  L’espace culturel a ouvert ses portes en mai 2015. Il propose différentes activités dont de la danse, du théâtre et des arts de rue. Le lieu accueille une cinquantaine de jeunes, de 13 à 20 ans, originaires de différents quartiers de Tunis.

Lang’art : lieu d’apprentissage de la vie

Les jeunes qui s’y entrainent, viennent passer un moment, discuter ou jouer de la musique, ont entre 13 et 20 ans:  » A cet âge on peut encore leur apporter des choses, on peut avoir un impact intellectuel « , explique Bahri. Si de prime abord il s’agit de danse, l’apprentissage est bien plus complet.  » Comment entrer dans le monde professionnel? Comment vivre de l’art ? Comment créer un système alternatif pour l’art en Tunisie? Ce travail commence dés maintenant. Les jeunes doivent comprendre qu’il y a un objectif  » affirme-t-il.

Le travail réalisé pendant l’année donne lieu à des représentations, comme en juillet 2016 où une quarantaine de jeunes avaient investi la scène d’un théâtre ouvert, à Hamam Lif à quelques kilomètres de la capitale. Ou comme les représentations prévues à la fin du mois de juin 2017, avec un rendez-vous dans une salle de cinéma du centre ville de Tunis. Au programme : diffusions de films, discussions autour  de l’engagement artistique et la durabilité de l’action culturelle, et, surtout, la présentation de deux spectacles par les jeunes danseurs de Lang’art : « Chaos » et « Le Noir est une valeur ».

ACTS Ifriqiya

En 2016 Lang’art est devenu un centre de formation. Ainsi grâce au partenariat avec Acts danse -une école d’art spécialisée en danse contemporaine à Paris-, une formation diplômante de 2 ans niveau BTS est proposée pour la Tunisie et l’Afrique.

« C’est la première institution en Tunisie qui forme des artistes professionnels avec un diplôme! » explique Bahri.  » C’est une valorisation de notre travail. L’équipe de Acts a vu notre projet et notre historique (NDLR : avec Danseurs citoyens), depuis la révolution, avec des danseurs qui ont passé des auditions à l’étranger et qui ont été pris. Notre formation a valorisé des jeunes tunisiens qui viennent de quartiers populaires », précise-t-il. Et il insiste : même sans être bon en cours  on peut avoir un talent, suivre une formation, et avoir un travail. L’idée est de faire évoluer tous les talents, même si les études restent importantes.

Une formation qui est un pas de plus sur le chemin que Bahri veut tracer pour la danse en Tunisie : que cet art, considéré mineur si longtemps, y trouve une vraie place.

(Article publié sur le site WAR de Babelmed)

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